mardi 28 juillet 2015

Lois et Clark – Les Nouvelles Aventures de Superman (série tv, 1993-1997)



Tout le monde connaît le pitch, non ? Pour ceux qui arrivent de Krypton, rembobinons !
Clark Kent (Dean Cain), extraterrestre venu de la planète Krypton, a été élevé par un couple de fermiers du Kansas, Jonathan et Martha Kent (Eddie Jones et K Callan) à Smallville. Arrivé à Metropolis, il se fait embaucher comme journaliste au Daily Planet ; son rédacteur en chef, Perry White (Lane Smith) l’associe à Lois Lane (Teri Hatcher). Mais la jeune femme, dont il s’est épris, a totalement craqué pour son alter ego en collants bleu électrique et cape rouge : Clark est doté de super pouvoirs qu’il a décidé de mettre au service du Bien sous couvert du fameux costume. Evidemment, cette décision contrarie vivement Lex Luthor (John Shea), l’homme d’affaire arrivé troisième au palmarès des hommes les plus riches de la planète, philanthrope affiché et criminel endurci, lequel a décidé de conquérir Lois et de tuer Superman. Il n’est d’ailleurs pas le seul à caresser cette seconde ambition.




Les origines de la série

Depuis son apparition en 1938 dans le premier numéro d’Action Comics (DC Comics), créé par le dessinateur Joseph Schuster et le scénariste Jerry Siegel, le personnage de Superman a évolué sous divers avatars et variations. Dans la plupart, le personnage du surhomme en collants bleus est doublé par son identité secrète, un Clark Kent pataud et timide, épris de sa collègue journaliste Lois Lane, laquelle n’a d’yeux que pour le super héros. Les deux journalistes travaillent au Daily Planet, dont le rédacteur en chef, un Perry White assez odieux, martyrise le garçon à tout faire, un Jimmy Olsen rouquin, peu différents de ses avatars dans les comics des années 40.

Au fil des années, outre l’univers des comics, le personnage de l’homme d’acier invincible (ou presque, l’invention de la Kryptonite, roche verte provenant de la planète natale du super héros et seule capable de l’anéantir, permet d’apporter une touche de suspense dans des aventures devenues trop prévisibles) a été repris dans divers médias : radio (les années 40), le dessin animé (1941-1943), le cinéma (1948 et 1950, serials avec Kirk Alyn, puis les années 50 avec George Reeves, ce qui sera suivi d’une série télévisée). Le personnage, qui s’est décrédibilisé petit à petit dans sa version papier des années 70, connaît alors une renaissance avec le film de Richard Donner (1978) avec Christopher Reeve, épaulé par Gene Hackman (en Lex Luthor machiavélique inspiré des comics) et Marlon Brando en Jor-El, le père kryptonien de Superman…

Parallèlement, DC Comics expérimente avec le personnage, dont les aventures manquaient de plus en plus de crédibilité : des adversaires de plus en plus outranciers (l’inflation étant à l’ordre du jour), des personnages récurrents de plus en plus invraisemblables (Superman sera même flanqué d’un chien volant, arborant le même costume que lui… et on préfère oublier le Général Zod et Beppo, le super singe !) ont fini par ringardiser totalement Superman, qui a évolué lentement, depuis l’image d’un justicier à un héros patriote en passant par une espèce de dieu, pour revenir vers une vision plus « classique » du superhéros. Dans les années 1990, une des versions de Lois Lane avait même finalement appris l’identité secrète de Superman !

En 1986, DC Comics commença à faire le ménage dans la continuité de ses héros : les incohérences narratives accumulées au fil des ans, étaient devenues telles que la seule manière de s’y retrouver avait été d’imaginer une série de terres « parallèles », intégrant les variations et aventures des personnages. En 1985, cinquantième anniversaire de la maison d’édition, le Big Bang prit la forme d’une série « Crisis on Infinite Earth », qui zigouilla sans vergogne tous les personnages superfétatoires (comme Supergirl) et fusionna le tout en un récit qui reprenait de zéro…
 

Superman par John Byrne
(The Man of Steel # 2)


Le responsable de la version relookée de Superman n’est autre que John Byrne, dessinateur talentueux et scénariste inspiré. Co-auteur chez Marvel de l’apogée de la série X-Men (la saga Phoenix, c’est lui !) et seul auteur d’une remise à plat jubilatoire de Fantastic Four, il s’inspira des comics des années 40 tout en approfondissant les interactions entre Clark Kent et Lois Lane, dans une minisérie « The Man of Steel ». De la protagoniste féminine, il refit une femme moderne, intelligente, professionnelle et dynamique.



Lois, Clark et Lex par John Byrne
(The Man of Steel # 4)


Il prit bien soin d’atténuer le côté niais de Clark Kent, et réintroduisit ses parents, décédés dans les autres avatars du mythe. Le grand changement est néanmoins dans le changement d’optique dans la dynamique Clark Kent/Superman : Superman ne laisse plus deviner qu’il mène une double vie, aussi Lois ne passe plus son temps à essayer de le démasquer ou d’épouser Superman. Byrne ouvrait donc la voie à ce qui sera le leitmotiv de la série de 1993 : Superman est un déguisement pour Clark, qui voit dans ce masque le seul moyen de mener une vie « normale ». N’ayant plus besoin de se camoufler par son inaptitude, Clark Kent peut donc chercher à séduire sa collègue, en tant que « lui-même », cette fois-ci un homme séduisant, intelligent et athlétique (bien qu’arborant toujours ses fausses lunettes). De même, le personnage de Lex Luthor, de sa persona de savant fou caractéristique dans les premières versions, devient un businessman redoutable et véreux, sophistiqué et retors, dans la réécriture des années 80. Ces éléments, inspirés autant par les scénarios antérieurs que par certains épisodes de la série télévisée des années 50, vont, à leur tour, fonder la série télé Lois & Clark.


Générique Saison 1


Séduction, mensonges et vidéo

En 1989, Jennette Kahn, présidente de DC Comics, et Mike Carlin, responsable de la série Superman, développent un concept appelé « Lois Lane’s Daily Planet ». DC Comics est la propriété de Warner, ce qui facilite la tâche pour apporter le concept jusqu’à Lorimar, sa branche télévisuelle, puis à la chaîne ABC en 1991. Debra Joy Levine est nommée responsable des scripts et productrice sur la série, en concertation avec l’équipe de DC. Cette écrivaine non fan à l’origine des comics, va pourtant s’inspirer des dernières parutions papier. Il n’est donc guère étonnant que la série soit extrêmement fidèle à l’esthétique des comics et leur univers…. dans un esprit plus Marvel que DC, d’ailleurs ! 
Car c’est l’aspect humain de Superman qui est privilégié, ses relations quotidiennes avec ses contemporains, ses problèmes de cœur (Lois est séduite par Lex Luthor et ne fait tout d’abord que tolérer son coéquipier qu’elle rechigne à former, de peur qu’il finisse par la supplanter, un conflit professionnel assez réaliste) et la difficile intégration de l’extraterrestre du Kansas dans une vie normale, ce qui est source de tension et d’humour. Compte tenu du budget limitant les effets spéciaux (très artisanaux par rapport à ce que l’on connait désormais, et de plus en plus réduits au fil des saisons), l’attention ne pouvait, de toute façon, que se porter sur Clark Kent au détriment des exploits de Superman, qui ne forment qu’une minime partie de la série.





Comme le titre provisoire, puis le titre définitif l’indiquent, le personnage principal n’est ni Superman, ni même Clark Kent : c’est Lois Lane.

Cette position dominante est pourtant ambigüe. Semblant intégrer les valeurs féministes (Lois est la partenaire senior de l’association journalistique « Lane et Kent » et a bien plus d’expérience que son collègue ; de plus, les premiers articles écrits par Clark relèvent d’un domaine traditionnellement « féminin », se focalisant sur l’empathie et l’émotionnel), la série sape pourtant une partie de ces avancées, même si l’on y voit souvent des femmes de pouvoir, tant honnêtes que dévoyées. L’opposition entre Mayson Drake (Farrah Forke), qui fait un rentre-dedans désespéré à Clark, tout en manifestant la plus grande méfiance envers Superman), assistante du procureur de Metropolis, et la maléfique et faussement « femme enfant » Mindy Church (Jessica Collins), devenue la chef d’Intergang, un consortium mafieux, se poursuit sur une bonne partie de la seconde saison. Sans oublier la figure formidable de Martha Kent, aussi peu femme de fermier traditionnelle qu’on peut l’imaginer : elle se lance dans l’art contemporain, est d’une astuce à toute épreuve, et reste une figure éminente dans la vie d’un Clark qui ne peut se passer des avis de ses parents… preuve évidente de son difficile passage à l’âge adulte, mais aussi de son acceptation de ce modèle matriarcal. Les femmes fortes sont donc nombreuses dans la série.

La supériorité de la citadine aguerrie et cynique que semble être Lois est en fait un leurre. Sans le savoir, elle fait équipe avec Superman, ce qui infléchit forcément le rapport de forces (et est source d'humour). Toutefois, Clark Kent est portraituré comme un Américain moyen normalement constitué, malgré son cosmopolitisme passé (avant de créer son alter ego, il a dû fuir de lieu en lieu, de peur d’être démasqué après avoir utilisé ses pouvoirs). Ce surhomme a en effet tout du « Midwestern male », car malgré son origine, il a été élevé par de bons Américains moyens, mais n’en incarne pas moins le mythe au-delà de ses limites apparentes. Et le spectateur en est bien conscient. Au contraire, Lex projette une image sophistiquée et presque européenne... donc inspirant la méfiance pour le téléspectateur moyen américain : collectionneur d’art, féru de littérature, il aime aussi l’opéra. (Certaines piques contre les Français peu fiables et frivoles illustrent d’ailleurs cet ethnocentrisme.)

Lois, que sa famille dysfonctionnelle (son père, scientifique volage, est un autre avatar de Lex, et ses parents sont en opposition absolue avec les Kent, aimants et complices) et ses expériences passées (elle s’est fait autrefois voler un reportage par son amant journaliste français, Claude), est devenue quasiment incapable de faire confiance à qui que ce soit. Elle est d’ailleurs assez isolée, émotionnellement parlant : les rares ami(e)s qu’on lui connaît ne sont pas des personnages récurrents. Son drame est qu’elle ne voit pas que Clark est « digne » de confiance (même si, paradoxalement et concrètement, il lui ment en permanence, et ne la trouve pas digne de sa propre confiance), mais qu’elle se fie à Lex Luthor, le double inversé de son collègue, campé avec un charisme irrésistible par John Shea. Lui aussi présente un masque social que cette journaliste d’investigation prend pour la réalité. De fait, les deux adversaires sont bien plus semblables qu’il n’y parait : outre leurs mensonges (directs ou indirects), ils espionnent la jeune femme, en voyeurs qui ne s’assument pas vraiment. Une des thématiques principales de la série s’axe donc sur le regard, l’image, l’apparence et le simulacre. (Deux épisodes formidables, Top Copy et Sex Lies, and Videotapes, traitent d’ailleurs du problème des tabloïds et des frontières de la vie privée des célébrités, ici Superman.)


Quant à Superman lui-même, l’homme à la cape n’est évidemment rien d'autre qu’une illusion. Mais Lois s’y accroche, car le super héros est tellement inaccessible qu’il a tout du fantasme inoffensif. Car la journaliste est cadenassée sur elle-même (comme le montrent symboliquement les nombreux verrous sur la porte de son appartement. Il n’est d’ailleurs pas innocent que Superman y entre par la fenêtre.) Pétrie de contradictions et de manque affectif (lors d’une fête foraine, elle préfèrera comme prix un ours en peluche à une figurine de Superman), Lois est autant aveuglée par sa peur devant une vulnérabilité amoureuse que par son ambition professionnelle démesurée, focalisée sur son Pulitzer ou son Kerth Award. Elle est d’ailleurs montrée lors de la première saison comme une travailleuse acharnée.

La série semble ainsi montrer que le féminisme battant est une impasse pour la femme moderne, idée qui se renforce dans les saisons 3 et 4, où une Lois devenue bien plus guimauve semble plus obsédée par sa vie privée, ses lacunes domestiques et la préparation de son mariage, que par les enquêtes journalistiques. Le centre névralgique de Lois & Clark s’est d’ailleurs peu à peu éloigné du Daily Planet (ancien point de départ des récits) pour se restreindre sur les interactions du couple. Perry White (devenu ici un fan d’Elvis Presley et qui le cite à grand renfort d’aphorismes savoureux) et Jimmy Olsen (ado censé séduire les minettes), personnages hauts en couleurs, n’ironiseront-ils pas, en une mise en abyme amusante, sur leur évolution de personnages de soap opera qui ne servent qu’à commenter l’action sans avoir de vie propre ?


Lois & Clark ne tire pas seulement ses dialogues et certains de ses rebondissements du grand cinéma hollywoodien des années 40. C’est aussi une allusion aux « films de femme » de cette période, qui retracent de l’évolution psychologique d’héroïnes bien trempée, façon Bette Davis ou Katharine Hepburn. La série retrace in fine l’évolution de Lois Lane, héroïne postféministe, qui finit par « mériter » son Super homme, en choisissant le type ordinaire. A l’inverse du personnage historique de Lois, qui présentait une figure de femme avant-gardiste (en opposition à la figure maternelle au foyer habituellement mise en valeur), la Lois de la série (dès 1995) semble parcourir le chemin inverse : si son impétuosité est toujours de mise, c’est une sorte d’irresponsabilité qui semble désormais prévaloir dans les périls qu’elle rencontre, puisque l’impulsion sous-jacente originale (la recherche de la vérité et la poursuite des enquêtes) n’est plus la force motrice  dans les deux dernières saisons : la romance l’a un peu trop emporté sur l’action.



Finalement, le parcours de Lois est profondément faussé et injuste, car les déguisements, les masques, les leurres sont au cœur du récit. Déguisements endossés pour obtenir un scoop (Lois est souvent mise en scène en femme objet, de son job de Bunny dans un club, aux fantasmes de James Bond Girl (ironiquement, Teri Hatcher aura un rôle par la suite dans Demain ne meurs jamais (1997) !)), masques sociaux, c’est tout comme. Ses deux (trois ? quatre ?) soupirants avancent tous masqués (même l’exaspérant Dan Scardino, rival de Clark dans la seconde saison, a quelque chose à cacher). Et quand Lois se voit offrir le choix entre Clark et Superman en fin de première saison, elle repousse la déclaration du « premier », et déclare au « second » : « Si vous étiez un homme ordinaire, menant une vie ordinaire, je vous aimerais de même. » (Réponse de Superman, « étant donné les circonstances, Lois, je ne peux pas vous croire. ».) Lois choisit finalement l’homme riche sur l’homme ordinaire (à défaut de l’homme fort), mais en éprouvera un remord salvateur… et la boucle se bouclera dans le premier finale.

Lois & Clark reste sans doute la première série à avoir transposé véritablement la dynamique de la bande dessinée sur le petit écran, malgré quelques ratés inhérents au changement de l’équipe artistique en fin de première saison (les producteurs estimèrent qu’il y avait trop de romance et pas assez d’action… mais changèrent paradoxalement leur fusil d’épaule quand ils s’aperçurent que l’indice de popularité augmentait avec le roman rose !).

En choisissant deux acteurs séduisants pour les deux rôles principaux, ABC a accentué volontairement l’aspect « romance » de la série. (La photographie promotionnelle de Teri Hatcher enroulée dans la cape de Superman fut d’ailleurs le cliché le plus téléchargé sur Internet cette année-là !) Deux séries promotionnelles de portraits de studio insistèrent d’ailleurs sur le charisme des interactions entre les deux acteurs.



Il faut dire que la Lois & Clark a été conçue par Debra Joy Levine comme un mélange entre la « screwball comedy » des années 30 et 40 et d’intrigues semi-policières, plus ou moins fantastiques, saupoudrées d’une bonne dose d’aventures. L’humour est omniprésent, que ce soit dans l’esprit de répartie des protagonistes, l’ironie de l’aveuglement de Lois (qui ne voit littéralement pas qu’elle côtoie le super héros de ses fantasmes) et les enquêtes des deux journalistes, qui vont de la corruption politique au scandales économiques, en passant par des irruptions délicieusement délirantes dans l’univers des comics.

On a droit à toute la panoplie des clichés usuels, revisités avec légèreté : univers parallèles (ce monde alternatif reprend le comics originel, Lana Lang incluse !), voyages dans le temps (ce qui donne lieu à l’un des épisodes les plus enthousiasmants, avec une scène de révélation qui vaut son pesant de cacahouète et un méchant récurrent assez gouleyant, Tempus), apparition de personnages de la BD (Mr. Mxyzptlk, Metallo…), présence de la kryptonite verte et de la rouge (qui rend Superman je-m’en-foutiste et apathique), savants fous, extraterrestres, clones (si celui de Superman est très réussi, celui de Lois, qui prend sa place lors de son mariage, issu du comics, est une catastrophe scénaristique…), etc… Le tout, dans une temporalité rétro-moderne, puisque des aspects années 30-40 jouxtent la technologie la plus en pointe (téléphones et ordinateurs portables, encore rares en 1993, dangers du cyberespace, voyage spécial et théories scientifiques abracadabrantes).

Bref, tout cela ne se prend guère au sérieux, avec des personnages assez loufoques et très attachants, porté par la beauté, l’énergie tourbillonnante et l’opiniâtreté de Teri Hatcher, et le charme et l’humour de Dean Cain, dont le Clark est mille fois plus séduisant que Superman, ce dernier n’étant qu’une image.



La première saison, s’articule autour du « triangle amoureux pour deux » (Lois/Clark/Superman) (comme l’énonçait une publicité d’époque), mais le triangle devient rapidement un rectangle avec l’irruption de Lex Luthor dans l’équation. La seconde saison, après s’être repositionnée sur une série de méchants successifs (la production jugeant alors que Superman devait vaincre ses adversaires, ce qui semblait difficile avec Luthor), se transforme peu à peu en ersatz de « Clair de Lune avec une cape », en insistant sur l’aspect romantique. Si certains de ces épisodes ne manquent pas d’intérêt dans la focalisation sur l’évolution psychologique de Lois, qui commence à « voir » Clark, les tergiversations du couple finissent par être parfois lassantes dans leur côté guimauve. La troisième saison où l’on voit enfin Lois au fait de la double vie de son petit copain, et la dernière, où le couple se marie enfin, voient une recrudescence d’intrigues à la tonalité romantique au milieu d’épisodes tout à fait passionnants. Le tout se finit sur un « cliffhanger » assez ridicule et jamais résolu, puisque la cinquième saison promise n’eut jamais lieu.

Lois & Clark marqua durablement : les premières saisons firent un tabac, et son impact fut tel que DC Comics décida de marier Superman en même temps que la diffusion de l’épisode. Au-delà de cette concomitance, malgré des hauts et des bas scénaristiques (des bas très bas et des hauts très hauts !), cette série hautement divertissante et bon enfant, très représentative de son époque, reste l’une des plus longues qui ait porté un super héros sur le petit écran.

Oubliez Smallville, plat et lassant dérivé pour ados, et passez outre des effets spéciaux parfois maladroits ; s’il y a bien un Superman télévisuel, c’est bien celui-ci. 


Générique Saison 2
 



Pour aller plus loin :
Pierre Bannier, Valérie Guichard, Lois et Clark, Les Nouvelles aventures de Superman. Série postféministe. DLM Editions, 1997.
Michael G. Robinson, « Lois & Clark: What’s New About The New Adventures of Superman? » dans Studies in Popular Culture, Vol. 21, No. 1 (Oct. 1998), pp. 83-98 (Accessible ici)
Le site de Zoomway, fan historique de la série : Zoomway.net

Les DVD de la série ont été édités en 4 coffrets (VF et VOST) dans les années 2000, puis réédités en un seul coffret. (Quelques bonus). Attention, format TV en 4:3 non remastérisé, mais l’image reste très bonne.

Sources iconographiques :
Comics de John Byrne : Blog Bronzeagebabies
Photographies de plateau de Lois & Clark : Kryptonsite.com




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