samedi 20 septembre 2014

Concert Telemann Rameau - Les Ombres (Fest. d'Ambronay 2014)





Festival d’Ambronay 2014 (premier week-end)

En ce premier week-end du festival, qui a vu le passage de relai entre Alain Brunet, fondateur de la manifestation il y a trente-cinq ans, et Daniel Bizeray, désigné à l’unanimité comme son successeur, concerts instrumentaux et vocaux se succédaient : ceux des Ombres, de l’Ensemble Correspondances (Sébastien Daucé) et de Franco Fagioli, accompagné de l’Academia Montis Regalis (Alessandro De Marchi)


Georg-Philipp Telemann :
Concerto primo en sol majeur tiré des Six Quatuors à violons, flûte, viole et basse continue. (Paris, ca. 1740)
Sonata prima en la majeur.

Jean-Philippe Rameau :
Pièces de clavecin en concert (Paris, ca. 1740) : Deuxième concert (La Laborde, la Boucon, L’Agaçante, Premier menuet, 2e Menuet)

Georg-Philipp Telemann :
Quatuor n° 6 en mi mineur, tiré des Nouveaux quatuors en six suites (Paris, ca. 1738)

Les Ombres
Varoujan Doneyan – violon
Sylvain Sartre – flûte traversière
Nadja Lesaulnier – clavecin
Margaux Blanchard – viole de gambe
Jonathan Pešek – violoncelle
Margaux Blanchard, Sylvain Sartre – direction artistique

Salle Monteverdi, 13 septembre 2014, 17 h.

Depuis le soutien du Centre culturel de rencontre d’Ambronay en 2010, Les Ombres ont fait leur chemin. L’ensemble est désormais en résidence à l’Opéra national de Montpellier, tout comme à la Fondation Singer-Polignac à Paris…

Ce programme orchestral faisait suite à la parution d’un CD organisé autour des quatuors parisiens de Telemann (label Mirare) mais, célébrations Rameau obligent, le programme du concert laissait également la place à une suite des Pièces de clavecin en concert de Rameau. Cette incise n’était pas tout à fait hors sujet : comme le rappelaient les notes de programme, il est possible que le compositeur allemand ait rencontré son contemporain français lors du séjour parisien de huit mois qu’il fit en 1737, voyage qui eut un impact non négligeable sur son œuvre.

Si les pièces en concert de Rameau dévoilaient la verdeur d’un ensemble qui manque encore de la maturité nécessaire au maître dijonnais, malgré l’indéniable maturation de son art, les Quatuors de Telemann libéraient ses qualités : effets d’échos ludiques, appariements savoureux de timbres chatoyants où l’on ne pouvait donner la préférence à un violon ductile, une flûte primesautière, une viole de gambe ondoyante ou un violoncelle automnal, rigueur des tempi ou encore fusion des voix. Le concert trouva d’ailleurs son apogée en une chaconne douloureuse et intériorisée sonnant comme une révélation.

(Avec la collaboration de Jérôme Pesqué)
Texte rédigé pour ODB-opera.com

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