jeudi 2 mai 2013

Fête commémorative Mozart à Salzbourg, 1906

La Minute Mozzarella (Mozart-est-là) - Episode III

Entre les 14 et vingt août 1906, Salzbourg célébra en grande pompe les cent-cinquante ans de la naissance du génie local, Mozart. De nombreux artistes français y furent à l'honneur.

Camille Saint-Saëns, qui se fit souvent le héraut de Mozart contre un wagnérisme envahissant, composa cette année-là des cadences pour le concerto pour piano de Mozart en mi bémol majeur KV. 482, éditées chez Durand à Paris en 1911. Sans doute les joua-t-il à Salzbourg. Contrairement aux assertions de Rollin Smith (Saint-Saëns and the Organ, Pendragon Press, 1992), il ne semble finalement pas s'y être produit à l'orgue...

Un mémento charmant ayant appartenu au compositeur français est actuellement conservé au Château-musée de Dieppe. Ce souvenir des fêtes commémoratives de Mozart se présente sous la forme d'un
« Boîtier en carton couvert de cuir doré, avec charnière en cuivre et ressort en acier au fond du boîtier ; Boîtier intérieur en carton couvert de tissu portant un médaillon traité à la gouache d'un côté et un miroir de l'autre ; Tablette en ivoire garni d'un bouton de préhension en bronze ; Crayon en ivoire tourné avec pointe en acier et autre extrémité en cuivre tourné ; étui porte-tablette en cuir gravé de lettres d'or dédicacé à Saint-Saëns et orné d'une couronne: laurier, contenant une tablette en ivoire, un petit porte mine en ivoire et un porte tablette intérieur orné sur une face d'une petite glace ovale, et de l'autre un portrait en miniature de Mozart en médaillon »

Une photographie de ce produit dérivé précoce est en ligne sur le Portail des collections des musées de France, Joconde.


Deux articles de périodiques français permettent de replacer ces festivités dans la perception début-de-siècle. Ce Mozart, forcément « léger » et « galant » ne peut alors se mesurer pleinement aux monstres sacrés que sont Beethoven et Wagner... Don Juan, personnage frivole, ne saurait, par exemple s’accommoder de tragique ! Une conception qui va bien à l'encontre de notre perception actuelle...  




« Les fêtes de Salzbourg, pour la célébration du cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Mozart viennent de se terminer. Malgré la diversité des éléments mis en œuvre et le peu de contact qu'avaient eu entre eux quelques-uns des artistes appelés à prendre part aux interprétations, ce festival de six jours a été réellement imposant et tout à fait digne de. la gloire du Maître. Les deux représentations de Don Juan, en langue italienne, ont été naturellement parmi les toutes premières attractions de ces belles journées. M.-Reynaldo Hahn, dont on connaît le goût et la compétence, puisqu'il a organisé à Paris des auditions et des concerts d’œuvres de Mozart, qui ont eu un retentissement très grand, a dirigé pour ces représentations l'orchestre de la Philharmonie de Vienne. Mais les interprètes du chant ont accaparé nécessairement l'attention. Mme Lili Lehmann s'est montrée très passionnée et d'une admirable distinction artistique dans le personnage de Donna Anna; Mme Géraldine Farrar, aussi séduisante comédienne que brillante cantatrice, a obtenu un énorme succès dans le rôle de Zerline; enfin, Mme Gadsky a lutté sans désavantage avec les réelles difficultés de celui de Donna Elvire. M. Francesco d'Andrade, en Don Juan, s'est fait apprécier par des qualités bien personnelles et a chanté certaines parties de l’œuvre avec infiniment de charme. Les représentations des Noces de Figaro par le personnel de l'Opéra de Vienne sous la direction de M. Gustave Mahler, avec Mmes Gutheil-Schoder, Hindermann et Kiurina dans, les rôles de Suzanne, de la Comtesse et de Chérubin, et M. Mayr dans celui, de Figaro ont soulevé de chaleureuses acclamations ; l'ouvrage s'est détaché dans une sorte de coloris original, qui pouvait ici être obtenu, grâce à l'homogénéité parfaite que l'on avait, réalisée en amenant de Vienne un ensemble complet, y compris décors et accessoires. Au premier concert de la Philharmonie, dirigé par M. Félix Mottl, la symphonie en ut mineur de Beethoven a soulevé un véritable enthousiasme et M. Camille Saint-Saëns a été acclamé après avoir joué, avec une exquise délicatesse et-un sentiment musical que chacun s'est plu à proclamer, le concerto en mi bémol de Mozart. Au deuxième concert, M. Muck, malade, a été remplacé par M. Richard Strauss, qui a interprété avec humour l'ouverture de la Flûte enchantée-et la neuvième symphonie de Bruckner. A la matinée de musique de chambre, Mme-Géraldine Farrar a ravi l'auditoire en chantant un air de Mozart, tandis que les solistes, MM. Guido Peters, Franz Bartolomey et le quatuor Fitzner ont fait applaudir des compositions instrumentales, non sans causer parfois quelque lassitude. La dernière séance [le vingt août], consacrée à la musique religieuse, a laissé un regret, celui de n'avoir pas pu entendre M. Saint-Saëns dans la Fantaisie et fugue en ut majeur, pour orgue, le maître français ayant dû quitter Salzbourg deux jours auparavant. D'ailleurs,le choix des morceaux exécutés n'a point paru très heureux, principalement celui de la messe dite du Couronnement, dont cependant le Credo et l'Agnus Dei ont été reconnus très beaux. Quant au Te Deum,on l'a considéré plutôt comme une curiosité musicale, car la tradition est restée que Mozart l'a composé à quatorze ans. — Les journées de fête se sont terminées par une grande réunion pendant laquelle M. H. von der Pfordten a résumé, dans un discours exempt de toute recherche académique, la pensée des organisateurs du festival, et a montré que le but poursuivi avait été atteint puisque toute l'assistance éprouvait le même sentiment d'admiration pour Mozart et le même unanime désir de rendre hommage à sa mémoire. »

Le Ménestrel : journal de musique, n° 34 (26 août 1906), p 266





Un autre compte-rendu de presse, bien plus détaillé, passe en revue les différents artistes invités :

« Il ne faut pas faire de Mozart un musicien de l'envergure d'un Wagner; il ne faut pas exagérer son œuvre, amplifier son cadre, qui est de proportions étroites et mesurées; il ne faut pas, non plus, faire de lui un chef d'école, dont l'influence écrasera longtemps l'école musicale allemande, jetant son éclat jusque sur la musique française. Il faut le laisser ce qu'il a été : un « isolé», un franc-tireur, un indépendant, dont l'œuvre colossale est son œuvre « à lui », et qui est resté toujours lui-même, sans influer, le moins du mondé, sur n'importe quel autre de ses contemporains, même de ses successeurs.

Mais, Mozart, s'il n'est issu de personne, est le produit d'une époque, époque d'art, de dilettantisme, de fine préciosité, de charme tendre et enlaçant. C'est l'époque qui vit naître les talents des Greuze, des Largillière, et des La Tour : c'est l'époque de Beaumarchais.

Faire de Mozart cela, et n'en pas faire autre chose : ne pas le rendre plus grand, sous prétexte de le glorifier et de le célébrer; ne pas commettre cet anachronisme scandaleux qui l'eût élevé à la hauteur d'un Beethoven ou à l'égal d'un Wagner, voilà quel était le rôle de ceux qui avaient tenu à rendre à Mozart l'hommage dû à son génie, à propos du cent cinquantième anniversaire de sa naissance, à Salzbourg.

Et pour atteindre ce but, ils devaient, avant tout, relire sa vie, et s'imprégner de ses lettres.

***
[...]
***
Les artistes qui, à Salzbourg, furent chargés de rendre à Mozart le légitime hommage qui lui était dû, ont, tous, je tiens à le dire de suite, compris que Mozart était bien, comme l'a appelé Vincent d'Indy, un oiseau chanteur, vivant, spirituel et tendre : ils ne l'ont pas déformé, ils ne l'ont pas « complété », ils ne l'ont pas exagéré.

Et il faut leur en savoir infiniment de gré...

Le premier soir vit la représentation de Don Giovanni, qui fut deux fois donné au théâtre; et de même, deux fois, on interpréta les Noces de Figaro.

Ce sont les deux œuvres dramatiques de Mozart à coup sûr les plus célèbres. Don Giovanni nous fut offert en italien, tel qu'il a été composé par l'abbé da Ponte; il nous a été offert dans son intégrité non seulement matérielle, mais morale.

Je ne sais pas de livret se prêtant moins bien que celui de Don Juan à la musique ; mais qu'importe le livret ? Mozart a des idées très arrêtées sur les rapports de la musique et de la poésie dans l’œuvre dramatique : la poésie dans l'opéra, dit-il, doit absolument être la fille obéissante de la musique. Pourquoi les opéras italiens, malgré leur misérable livret, plaisent-ils partout, même à Paris ? Parce que la musique y domine en souveraine et fait passer sur tout le reste !

Gluck n'était nullement de cet avis et prétendait, lui, que la musique « doit seconder la poésie ». C'est le contrepied de l'opinion de Mozart.

Quoi qu'il en soit, dans Don Juan, Mozart a mis à profit sa théorie : la musique domine en souveraine ; c'est elle qui explique tout, les situations comme les sentiments, et jusqu'aux effets, comme, le clair de lune du début, ou l'orage de la fin. Elle est maîtresse souveraine : c'est pourquoi elle demande, plus que tout autre, dans son interprétation, un doigté, un tact particuliers.

Ce doigté, Madame Lilli Lehmann, la grande cantatrice wagnérienne, l'a eu; et elle a fait de la reconstitution, à Salzbourg, de Don Juan, un bijou finement ciselé, coquettement parfumé, tout imprégné de l'art de Mozart, et du plus pur, et du plus vrai.

Ce fut un enchantement ; elle réalisa, non seulement la mise en scène de cet ouvrage, mais encore elle se donna elle-même dans l'exécution. Elle fit une Dona Anna touchante, tendre, pathétique, amoureuse, sublime.

Mademoiselle Johanna Gadeky-Tauscher [sic], qui venait de New-York, a su donner à la physionomie ingrate, et peu sympathique d'Elvire, un cachet tout particulier; si elle n'a pas, malgré tous ses efforts, réussi à nous faire aimer Elvire, elle a su du moins nous faire apprécier un talent fait d'une voix chaude et vibrante, et d'un jeu plein d'une convenable réserve et de tact.

Zerline, c'était Mademoiselle Géraldine Farrar. Je ne saurais dire le succès qu'elle a remporté dans ce rôle, secondaire en réalité. Elle a su le mettre au premier plan, grâce à son charme, à sa câlinerie, à sa délicieuse coquetterie. Avec M. Moser, qui jouait Masetto, elle a chanté les scènes fameuses avec un éclat tel qu'elle a illuminé, rien que par sa présence et par la grâce de ses attitudes, la scène qu'un ténor de Berlin, M. Francesco d'Andrade, qui faisait Don Juan, obscurcissait par son interprétation erronée et à contre-sens du célèbre héros.

Vous vous imaginiez un Don Juan charmeur, léger, séducteur fin et habile, grâce à sa vivacité et à son entrain, « bon enfant » jusque dans le cynisme, mélancolique parfois, mais tendre toujours ; ce chanteur, au contraire, était lourd et grossier, il était turbulent et pressé; il fut dans la scène avec le commandeur, d'un tragique d'Ambigu, qui était bien plus près du comique... De plus, certains travers de mise en scène, attachés particulièrement au rôle de Don Juan, ont été remarqués par tous et sont imputables à cet acteur, non à Madame Lilli Lehmann ou à M. Reynaldo Hahn qui conduisait Don Juan, appelé à ce pupitre par la confiance et la reconnaissance de Madame Lehmann. Il n'a pas, lui non plus, déformé l’œuvre : il a su allier la légèreté et la fraîcheur, mêler le pathétique au tendre, évoquer la caresse comme la terreur ; et il ne l'a alourdie d'aucune pensée qui lui eût été personnelle, sans égards pour le divin musicien qu'il interprétait. Il est vrai que son orchestre était magistralement préparé à cette exécution de Mozart : il n'a eu qu'à se laisser aller et à laisser faire... Il s'est acquitté de ce rôle avec conscience, avec une conscience exacte de l'œuvre du maître...

Nous avons retrouvé cet orchestre – qui est celui de l'Opéra de Vienne – avec son directeur très illustre, M. Gustave Malher [sic], et sa troupe, non moins célèbre, dans les Noces de Figaro. Par ordre de l'empereur, et pour la première fois, l'Opéra de Vienne est sorti de son cadre, et est venu donner, à Salzbourg, deux représentations des Noces de Figaro.

C'est encore l'abbé da Ponte qui écrivit, pour Mozart, le livret des Noces : et cela, sur la demande même de Mozart, qui avait trouvé dans la célèbre pièce de Beaumarchais de l'intérêt, du mouvement, surtout de la vie...

L'oeuvre est la même, poétiquement ; mais elle est transformée, musicalement, par le caractère sentimental de Mozart : tous les caractères ont tourné au tendre et au passionné.

[...]
Mais les situations, comme les personnages comiques, ont demeuré, tempérées, il est vrai, parfois, d'une note mélancolique et tendre.

Il y a certainement, dans la partition des Noces, une influence incontestable de la musique italienne, très en honneur à ce moment-là, particulièrement de Paisiello, qui triomphait avec il Barbiere. Mais Mozart y a imprimé sa note personnelle faite de tendresse, de charme caressant, de grâce sentimentale et mélancolique.

M. Malher [sic] nous a remarquablement fait comprendre les délicates nuances dont est faite cette partition, la plus parfaite peut-être du maître de Salzbourg.

M. Malher [sic]  est une physionomie musicale excessivement intéressante : il conduit ses musiciens comme si c'étaient des soldats, à la baguette. Tout est calculé par lui, tout est réglé. Il ne laisse rien au hasard, ni à la libre volonté d'un de ses exécutants. Il veut être le maître de la moindre nuance symphonique, il veut être le maître des interprètes également. Il est tout à la fois; c'est le vrai capellmeister [sic]  allemand. Et il faut dire qu'il réalisa dans les Noces un des ensembles les plus merveilleux auxquels j'aie jamais assisté, sans avoir, pour cela exagéré l’œuvre.

Pas une note discordante dans l'interprétation de ce chef-d’œuvre : la mise en scène, œuvre également de M. Mahler, était d'un goût irréprochable.

Quant aux interprètes, je ne saurai trop lequel détacher d'un ensemble hors de pair, où tous rivalisaient de zèle, et où aucun ne jeta une note un peu terne, où aucun ne fut inférieur à son camarade. Ce fut la perfection...

Je serais heureux si la représentation qu'annonce des Noces M. Albert Carré, qui s'est assuré le concours de Madame Emma Calvé, était égale à l'admirable effort fait par la troupe de l'Opéra de Vienne, à Salzbourg...

[...]
***
Le premier concert réunissait deux artistes également célèbres, mais la même adoration du génial musicien Mozart : l'un, le plus glorieux des compositeurs français, l'autre, le plus célèbre, peut-être, des chefs d'orchestre allemands.

La réunion de ces artistes était bien faite pour nous impressionner, pour nous permettre d'attendre des résultats dignes de l’œuvre qu'ils avaient à interpréter : notre espérance ne fut pas déçue.

M. Félix Mottl a très bien su nuancer la symphonie en ré majeur, sans la faire sortir de son cadre, sans vouloir la faire égale à une symphonie de Beethoven. Maître impeccable d'un orchestre démesuré, mais discipliné, il en a fait absolument ce qu'il voulait : et il a su ne pas rendre philosophique ou intellectuelle une œuvre conçue uniquement dans le sourire, dans la tendresse, dans le charme.

La symphonie de Mozart est né de l’œuvre de Joseph Haydn, véritable « inventeur » de la symphonie; elle se continuera dans l’œuvre de Beethoven.

Et pourtant rien de plus dissemblable que ces trois compositeurs.

L'un, Haydn, respire la joie, l'énergie, la force; Mozart au contraire la tristesse, la mélancolie, la douceur; le troisième, élevant la symphonie à des « hauteurs supra-terrestres » [La note de bas de page n'a pas été retranscrite], en fait un thème à méditation. Les deux premiers nous font vibrer et sentir, le troisième nous fait songer et méditer.

L'orchestre de M. Mottl a fait saisir admirablement toutes ces nuances. Mais ce fut, particulièrement, l'éminent auteur de Samson et Dalila, M. Camille Saint-Saëns, qui, dans le concerto en mi bémol, a traduit au piano, de façon expressive, tout ce qu'a de grâce, d'art, de légèreté, de charme entraînant et captivant, l’œuvre symphonique de Mozart. Il n'a pas insisté : il a glissé. Il s'est abandonné, tout entier, à l’œuvre délicate qu'il avait à exécuter, accompagné peut-être un peu trop lourdement, par un orchestre de sonorité intempestive. Et une ovation enthousiaste, bien légitime, fut faite au maître français, le plus pur, le plus noble, le plus français de nos compositeurs...

Par une transition habilement imaginée, M. Félix Mottl nous fit connaître ensuite un thème et variations en ré mineur pour cordes et deux cors, fragment d'un assez long divertissement de Mozart, qui fut un véritable enchantement : la légèreté mélodique, le souffle poétique imprègnent ce divertissement, et lui donnent un air mi italien, mi allemand bien caractéristique de l’œuvre complète de Mozart.

On a pu admirer la souple organisation de M. Mottl qui, après avoir conduit la symphonie, le concerto et le divertissement de Mozart, a interprété, de façon magistrale, l'admirable symphonie – la cinquième – de Beethoven. Elle a montré également l'orchestre de la Philharmonie de Vienne sous son véritable jour, qui est la force, l'énergie, l'éclat... Nous devions le retrouver, le lendemain, sous la direction de M. Richard Strauss.
[...]
***
Le troisième concert comportait la musique de chambre et la musique d’église formait le programme du quatrième concert.

La musique de chambre de Mozart présente, plus encore que ses symphonies et ses concertos, la marque indélébile de son esprit sensible, tendre, sentimental. La colère est une charge dégoûtante ! disait Mozart. Combien plus belle est la grâce, la tendresse, le charme.

[…]
Entre temps, Mademoiselle G. Farras [sic] chanta avec distinction, l'air exquis Non temer amato bene. [Le Ch'io mi scordi di te, KV 505 , écrit pour Nancy Storace] Sa voix est toujours juste et vibrante : et son éclatante beauté triompha, une fois de plus. Mais je la préfère à la scène, où elle donne, bien plus que dans la froide atmosphère d'un concert, la sensation qu'elle est une grande artiste.

Le quatrième concert nous révéla un Mozart religieux, celui qui fut maître de chapelle et qui travailla pour son auguste maître, l'archevêque de Salzbourg.

[...]
Nous n'avons entendu ni marches, ni menuets, ni gavottes; il n'en reste pas moins que le programme fut composé de très artistique façon, avec un exact sentiment du génie de Mozart, de ce qu'il contient de pur, de noble, de sincèrement touchant. »

Christian Danet,
 dans La Nouvelle Revue, Tome XLII, Septembre-Octobre 1906, pp. 161-172

 


Les artistes lyriques mentionnés dans les critiques ont parfois laissé un legs discographique mozartien.

Francesco d'Andrade (18539-1921) a gravé un extrait du rôle de Don Giovanni en 1906-1907.




Tout comme Lili Lehman (1848-1929) qui grave l'un des airs de Donna Anna le 22 juin 1907. R. Hahn aurait affirmé qu'elle était « la plus grande technicienne vocale qui ait jamais existé ».





Johanna Gadski (1872-1932), très appréciée de Gustav Mahler, enregistra un air de Donna Elvira en 1910.




La soprano Geraldine Farrar (1882-1967) [qui fut à l'origine du mouvement des Gerry-flappers, groupe de fans féminines auquel appartenait l'actrice Louise Brooks !] grava un extrait de Don Giovanni trois ans plus tard.




Reynaldo Hahn (1874-1947) composa en 1925 un opérette sur un texte de Sacha Guitry, Mozart, dont le rôle-titre était tenu par Yvonne Printemps, épouse d'alors de Guitry... Le compositeur dirige ici le concerto pour clavier en r » majeur KV 537, avec Magda Tagliaferro et l'Orchestre Pasdeloup (1930).


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