mercredi 12 septembre 2012

Les restes de Richard III découverts à Leicester ?



Malgré les efforts de nombreux historiens (comme Paul Murray Kendall) ou de romanciers (comme Josephine Tey qui en fit le sujet de son roman policier The Daughter of Time), le dernier grand roi de la maison d'York reste associé à la  mystérieuse disparition de ses neveux. Perdant de la Guerre des Roses, cette damnatio memoriae fut efficace car l'image du souverain reste plus associée au monstre shakespearien qu'au monarque réel.


Shakespeare : Richard III séduit Lady Anne.
(Laurence Olivier et Claire Bloom, 1954)


Tué lors de la bataille de Bosworth en 1485, près de Leicester, le corps du roi fut semble-t-il enterré dans un monastère franciscain, celui des Grey Friars. L'emplacement précis de la tombe se perdit avec la démolition des bâtiments. C'est aujourd'hui un parking.

L'Université de Leicester a lancé une campagne de fouilles en août 2012 pour tenter de retrouver l'emplacement de cette sépulture. Le site ayant été identifié , les archéologues ont découvert deux squelettes dans ce qui était très probablement le chœur de l'église, lieu d'inhumation selon les archives. 
Des vestiges du cloître et des bâtiments du chapitre ont également été découverts dans les deux sondages pratiqués par les archéologues.

probable fenêtre de l'église de Grey Friars

Selon la conférence de presse de l'Université de Leicester du 12 septembre,
deux squelettes ont été trouvés sur le site : un complet et un incomplet, celui-là étant féminin.
Le squelette masculin, complet, est en bon état. Cet homme présente une anomalie de la colonne vertébrale : il a dû souffrir d'une scoliose sévère. Il ne s'agit pas d'un bossu (comme dans la légende shakespearienne), mais une de ses épaules devait être effectivement plus haute que l'autre.
On a trouvé une pointe de flèche en métal entre deux vertèbres dans le haut du dos, près de la colonne vertébrale, mais elle n'a pas pénétré les os. L'homme apparaît avoir souffert d'un traumatisme au crâne, précédant sa mort (ou l'ayant causée) ; or une des chroniques mentionne que le roi serait mort d'un coup de hache porté sur sa tête... 

Il semblerait qu'il s'agisse bien du roi, mais les os vont faire l'objet d'une analyse ADN (qui est jugée possible) en confrontant ce dernier à celui de descendants (canadiens) à la 17e génération de la sœur de Richard III.
Si l'identification est prouvée, le roi sera alors enterré dans la cathédrale de Leicester.

Pour en savoir plus sur Richard III, un site, celui de la Richard III Society, partenaire des fouilles.

Iconographie : Richard III Society et BBC.

3 commentaires:

  1. Plus d'information sur le squelette découvert et les analyses en cours, ainsi que plusieurs réactions de scientifiques et "Richard-ites" sur
    http://www.archaeologydaily.com/news/201209288556/King-Richard-III-search-in-new-phase-after-discovery-has-potential-to-rewrite-history.html

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  2. It looks as though we're going to keep him too. Plans to bury his remains in our cathedral here in Leicester are in discussion.

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  3. Hello, Liz, nice to drop by !
    yes, I know... I heard that the Royals weren't too keen to have him in London... Old grudges are long-lived, it seems... !!

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