lundi 8 juillet 2019

Offenbach - Madame Favart (Opéra Comique, juin 2019)


Offenbach – Madame Favart (1878)
Opéra-comique en trois actes sur un livret d’Alfred Duru et Henri Chivot

Madame Favart – Marion Lebègue
Charles-Simon Favart – Christian Helmer
Suzanne – Anne-Catherine Gillet
Hector de Boispréau – François Rougier
Major Cotignac – Franck Leguérinel
Marquis de Pontsablé – Éric Huchet
Biscotin – Lionel Peintre
Sergent Larose – Raphaël Brémard
Babeth – Agnes de Butler (membre du chœur de l'Opéra de Limoges)
Jeanneton – Aurélie Pes (membre du chœur de l'Opéra de Limoges)
Enfant Solal Dages-Des-Houx (20,22,30 juin) / Colin Renoir-Buisson (24,26,28 juin), Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique

Anne Kessler, sociétaire de la Comédie Française – mise en scène
Guy Zilberstein – dramaturgie
Andrew D. Edwards – scénographie
Bernadette Villard – costumes
Glyslein Lefever – chorégraphie
Arnaud Jung – lumières

Chœur de l’Opéra de Limoges (direction, Edward Ananian-Cooper et la collaboration de Stéphane Trébuchet)

Orchestre de Chambre de Paris
Laurent Campellone – direction musicale

Coproduction Bru Zane, Opéra de Limoges, Théâtre de Caen
Dans le cadre du 7° festival Palazzetto - Bru Zane Paris

Opéra Comique, le 20 juin 2019. 

Offenbach - Madame Favart - Opéra Comique 2019 - Photographie (c) S. Brion


Au petit point.

Pour Offenbach, « Justine Favart, […] c’était l’incarnation de la chanson française. Un tel sujet ne pouvait qu’inspirer une comédie à ariettes, agrandies, développées. » Et des ariettes (et des duos, trios, quatuors, etc…), on n’en manque pas dans cet opéra-comique tardif d’Offenbach. On y retrouve une veine mélodique séduisante et des ensembles délicatement festonnés sur un livret dynamique se prêtant à mille métamorphoses et clins d’œil musicaux. Ce retour à l’opéra-comique, annoncé et revendiqué par le compositeur, ne pouvait être mieux porté que par un rôle-titre aussi emblématique du succès de l’opéra-comique que Marie Justine Duronceray (1727-1772), épouse de Charles-Simon Favart (1710-792). Si sa grâce scénique, son intelligence et sa vie privée défrayèrent la chronique, c’est bien sur ces deux premières qualités que se fonde le livret de cette Madame Favart qui se tailla un beau succès à sa création aux Folies-Dramatiques en 1878.

Inspiré par un épisode authentique de l’existence mouvementée de cette chanteuse et actrice emblématique, les librettistes ont donné à son avatar de fiction une vertu conjugale que l’original ne possédait pas. Si on ne la voit toutefois pas interpréter La Chercheuse d’esprit, l’un de ses grand succès, elle se travestit ici en chanteuse des rues et joueuse de vièle, en épouse supposée de son ami Hector, en camériste, en vieille comtesse, en Tyrolienne. Pourchassée par le Maréchal de Saxe qui veut en faire sa maîtresse, Justine Favart a été enfermée dans un convent tandis que son époux en fuite se dissimule chez le cabaretier Biscotin à Arras. Ayant rejoint Favart sous un déguisement, c’est grâce à un autre qu’elle obtient pour son ami d’enfance Hector de Boispréau la lieutenance de police de Douai ; condition pour obtenir la main de Suzanne refusée jusque-là par son père. Mais le gouverneur de Pontsablé, qui lui a attribué cette charge, a été emberlificoté par Justine Favart qui s’est fait passer pour l’épouse supposé d’Hector. Il les rejoint à Douai, bien décidé à pousser sa pointe auprès de Madame de Boispréau, à la grande alarme de Justine, réfugiée avec son mari sous les habits de domestiques des Boispréau. C’est le départ de travestissements en série et de quiproquos divers, qui mènent, au troisième acte, au camp de Fontenoy auprès du Maréchal de Saxe… Mais c’est Suzanne, prise pour la comédienne, qui a été capturée et est sommée de se produire. In fine, Madame Favart remontera sur scène devant le roi, et gagnera le pardon royal, la défaveur de Pontsablé et l’attribution de la direction de l’Opéra Comique pour son mari.

Ce contexte typiquement XVIIIème siècle, si prisé à l’époque de la création, ne se reflète pourtant pas dans la scénographie. En une mise en abyme convoquant l’univers théâtral, le décor reproduit un atelier de couture, avec machines à coudre, rouleaux de tissus et mannequins, et dont l’espace de travail se fait estrade improvisée. Si ce contexte étranger à l’intrigue agace lors d’un premier acte supposé se tenir dans une auberge, on finit par passer outre ce décalage finalement peu approfondi si ce n’est le « jeu de rôle » des petites mains couturières. Le second acte offre ainsi une aire de jeu resserrée par des miroirs, plus propice à l’intrigue. Ce théâtre dans le théâtre, accentué par la descente des cintres d’un décor temporaire évoquant le foyer de l’Opéra Comique, joue sur les allusions au déroulement final de l’intrigue, mais ne se borne qu’à un décor sans profondeur dramatique. On apprécie cependant divers détails cocasses ou drolatiques, détournements du texte ou illustration poétique des airs (comme ce jardin superbement allusif qui voit la cour naissance des futurs époux.)

Offenbach - Madame Favart - Opéra Comique 2019 - Photographie (c) S. Brion


C’est la direction d’acteur fine et énergique d’Anne Kessler qui donne sa logique interne à une intrigue transposée et passablement alambiquée, sautant d’un travestissement à un autre. Le plaisir du jeu prime, le livret vaudevillesque étant un prétexte pour dérouler la palette d’Offenbach, d’air « pâtissier » en parodie délicate. La réussite de la soirée repose également sur Marion Lebègue, dont l’abattage fait merveille dans le rôle-titre, bien qu’elle soit assez en retrait lors du premier acte ; elle ne prend qu’ensuite sa pleine mesure, dans un feu d’artifice tant scénique que vocal. Parmi ses travestissements, c’est en Madame de Boispréau et en tante douairière acariâtre (avec roquet indocile) qu’elle étincelle, bien que le duo tyrolien soit applaudi à la mesure de sa virtuosité.

Contrastant avec cette femme puissante, Anne-Catherine Gillet confère à Suzanne grâce, élégance et ingénuité, dont le soprano fruité au charme un peu suranné est parfaitement en situation.
Qu’il soit ardent amoureux, nouveau notable dépassé par les évènements ou Tyrolien malgré lui à l’aigu bien amené, François Rougier endosse, par contagion avec son amie Favart, des rôles dans lesquels il entre facilement, quoique sans nuances excessives.
Pour sa part, Christian Helmer donne beaucoup d’assise et de légèreté au mari épris et inspiré par son actrice d’épouse, malgré une émission parfois un peu engorgée. Il séduit pourtant par cet équilibre d’élégie et de gouaille. Eric Huchet, superbe de fatuité et sublime de vacuité est un absolument irrésistible Pontsablé dont le ramage équivaut le plumage, héraut de cette si belle tradition d’opéra-comique qu’on aimerait entendre plus souvent sur nos scènes. Frank Leguérinel, beau-père récalcitrant, se découvre Père Fouettard plus rugissant que tonnant, vite mené par le bout du nez par une fille mutine. Lionel Peintre et Raphaël Brémard confèrent une épaisseur réjouissante à leurs silhouettes trop rapides. Quant à Agnes de Butler et Aurélie Pes, sorties du chœur, elles composent de brèves silhouettes bien typées, tout comme leurs collègues des chœurs de l’Opéra de Limoges, très affairés et très bien chantant, malgré un ou deux décalages (le trac de la première ?).

Laurent Campellone dirige avec énergie et souplesse cette partition protéiforme et entraîne les personnages et leurs masques dans cette ronde (à moins que ce ne soit une polka) endiablée célébrant les éclats de l’artifice.

Emmanuelle Pesqué.

Photographies © S. Brion.

Ce compte rendu a été rédigé pour ODB-opéra.

dimanche 16 juin 2019

C M Cozzolani - Vespro (E. Gonzales Toro, CD Naïve, 2019)


Chiara Margarita Cozzolani – Vespro (1650)

Chiara Margarita Cozzolani - Vespro - E Gonzales Toro - CD Naïve 2019 review


Domine ad adjuvandum me festina
Dixit dominus (psaume 109/110)
O Maria, tu dulcis (motet pour ténor solo)
Laudate pueri (psaume 112/113, pour 2 sopranos, 2 ténors et 2 violons)
Salve, o regina (motet pour 2 sopranos)
Lætatus sum (psaume 121/122)
Duo Seraphim (Caterina Assandra (v.1590-après 1618) pour 3 voix d’hommes)
Nisi dominus (psaume 126/127)
Concinant linguæ (motet pour contralto solo)
Beatus vir (psaume 111/112)
O quam bonus es (motet pour 2 sopranos)
Magnificat secondo

Alicia Amo, Natalie Perez, Mathilde Etienne – sopranos
Anthea Pichanik, Mélodie Ruvio – contraltos
Olivier Coiffet, Emiliano Gonzalez Toro – ténors
Renaud Delaigue, Victor Sicard – basses

I Gemelli
Emiliano Gonzalez Toro – direction musicale

Violaine Cochard – orgue et assistance musicale
Mathilde Etienne – conception

CD Naïve, 2019.

Perle de ferveur.

Religieuse bénédictine devenue abbesse du couvent Santa Radegonda de Milan, Chiara Margarita Cozzolani (1602- vers 1676) aurait rejoint les compositrices relativement oubliées si n’étaient ses quatre recueils d’œuvres sacrées. Son excellence musicale fut pourtant encensée de son vivant. Selon l’Ateneo dei letterati milanesi (1670), les religieuses de Sainte-Radegonde étaient les meilleures chanteuses d’Italie. Parmi elles, « Donna Chiara Margarita Cozzolani mérite les plus hautes louanges, Claire par son nom mais encore plus par son mérite, et une perle (« Marguerite ») pour sa peu usuelle et excellente noblesse d’invention… » Issue d’une riche famille milanaise, Margarita revêtit l’habit à l’adolescence, vers 1620, comme l’avaient fait ses sœurs. Prieure puis abbesse de son couvent, elle eut à faire face à la volonté de l’archevêque Alfonso Litta qui souhaitait « limiter la pratique musicale des religieuses et leur contact avec le monde extérieur ». (HOASM). Il faut dire que l’excellence de ces musiciennes (et parfois musiciens, quand s’adjoignaient à elles les frères des couvents voisins, à l’occasion de célébrations plus importantes) rayonnait malgré la clôture, en attirant un éminent auditoire ; elles furent ainsi gratifiées de la visite de la reine Marie-Anne d’Autriche en juin 1649. Preuve de la très grande estime dans laquelle on tenait la compositrice, quatre recueils de sa musique furent imprimés entre 1640 et 1650, bien qu’il n’en demeure désormais que trois, puisque le premier, Primavera di fiori musicali, est désormais perdu.

Cette séduction immédiate dans l’expressivité est encore souveraine, comme en témoignent les choix effectués par Emiliano Gonzalez Toro, ténor qu’on ne présente plus. Pour son premier enregistrement en tant que directeur musical, il a recomposé un office de Vêpres, en sélectionnant quelques trésors de la compositrice parus en 1650 et 1642. La beauté de ces psaumes comme le naturel des enchaînements irradient : l’effervescente intensité de ces partitions modèle un univers fascinant dans lequel dynamisme et douceur se prodiguent sans fard. Allégresse extatique et contemplation intimiste s’y unissent en un même élan. L’exubérance des ornements, la légèreté dynamique de l’ensemble, la précision des contrepoints, et la palette si colorée contribuent à une écoute hors du temps dans les méandres de laquelle on se plait à se perdre.

Cette complexité qui coule de source est servie avec ferveur, sensibilité et précision par des chanteurs inspirés et les superbes I Gemelli, transportés par l’ardeur paisible de cette perle milanaise.

Emmanuelle Pesqué

On retrouvera ICI l’interview d’Emiliano Gonzales Toro accordée à ODB-opera.

Ce compte rendu a été rédigé pour ODB-opera.


lundi 3 juin 2019

Offenbach - Maître Péronilla (Festival Palazetto Bru Zane, juin 2019)

Offenbach – Maître Péronilla, ou La Femme à deux maris (1878)
Opéra bouffe en trois actes, sur un livret de « Monsieur X. »

Véronique Gens - Léona
Tassis Christoyannis - Ripardos
Anaïs Constans - Manoëla
Chantal Santon-Jeffery - Alvarès
Antoinette Dennefeld - Frimouskino
Eric Huchet - Maître Péronilla
François Piolino - Guardona
Patrick Kabongo - Vélasquez major
Loïc Félix - Vélasquez junior
Yoann Dubruque - Le Marquis / Don Henrique
Matthieu Lécroart - Don Fabrice / 1er Juge
Raphaël Brémard - Le Notaire / Pedrillo
Jérôme Boutillier -  Le Corrégidor / Bridoison / Juanito
Antoine Philippot - Le Valet / Le Majordome / L’Huissier
Philippe-Nicolas - Martin Felipe / Antonio / 2e Juge
Diana Axentii - Paquita / Marietta / Rosita

Orchestre National de France
Chœur de Radio France (direction Mark Korovitch)
Markus Poschner – direction musicale

Dans le cadre du 7e Festival Palazzetto Bru Zane à Paris
Coproduction Théâtre des Champs-Elysées / Radio France / Palazzetto Bru Zane
Théâtre des Champs-Elysées, 1er juin 2019.


 Ce compte-rendu a été rédigé pour ODB-opera.


Composé pour le Théâtre des Bouffes-Parisiens inauguré en 1855, Maître Péronilla ou La Femme à deux maris utilise plusieurs ressorts de l’opéra-comique du XVIIIe siècle, en les infléchissant vers une parodie bien de son temps. Créé le 13 mars 1878, cet opéra dit bouffe n’obtint pourtant pas de réel succès et les représentations s’arrêtèrent au bout de cinquante représentations. Faut-il s’en étonner ? En dépit d’une véritable maestria musicale et une orchestration souvent exquise, le livret (signé de « Monsieur X. » mais qui serait en réalité du compositeur) est assez bancal et manque d’architecture pour enlever réellement le morceau, bien qu’il lorgne avec moult clins d’œil vers le Mariage de Figaro (on y retrouve entre autres, le Brid’oison bègue de la pièce), espagnolades oblige. Si les morceaux de bravoure s’égrènent, qui en airs ou duos drolatiques, qui en romances délicates, qui en plaisante mais rare couleur locale, l’intrigue s’avère assez pauvre et les incidents bien trop dilués pour susciter rires ou intérêt soutenu durant les quelques deux heures de spectacle. Le livret manque étrangement de la folie et de la démesure absurde que le genre ou l’intrigue appelaient.

Elle était pourtant prometteuse. Alvarès s’est épris de Manoëla qui retourne ses sentiments. Hélas, sa tante Léona guigne aussi le séduisant jeune homme. Elle parvient à l’éloigner et organise un mariage entre sa nièce et le vieux et riche Guardona. Tous deux épris de leur cousine, le soldat Ripardos et le clerc de notaire Frimouskino parviennent à substituer un époux pour un autre durant la cérémonie religieuse qui se déroule dans une chapelle obscure. Hélas, Manoëla a paraphé le contrat civil le matin même avec son vieux mari… Après diverses péripéties, fuites et quiproquos, Manoëla est accusée de bigamie et enfermée dans un couvent, en attendant son procès. C’est son père chocolatier, Maître Péronilla, qui plaide sa cause et parvient à faire annuler le mariage civil, profitant d’une erreur commise dans la rédaction de l’acte de mariage civil : il indiquait l’âge de Léona, laquelle a un prénom avec sa nièce. Elle se retrouve donc mariée à Guardona, et Manoëla à Alvarès.

Saluons une distribution très homogène, à la diction impeccable et qui empoigne ces figures caricaturales en leur conférant une réelle vie théâtrale. Rôle-titre finalement peu présent dans le déroulement des péripéties, Eric Huchet délivre avec une gourmandise communicative, l’œil qui frise et l’aigu qui scintille, de mémorables Couplets du chocolat. Ses interventions incarnées jusque dans son immobilité insufflent une vivacité bienvenue dans cette version de concert. Espagnole jusque dans l’écarlate de sa robe, Véronique Gens campe une altière aux gestes amples et une féroce amoureuse dans une savoureuse Ballade de la Belle Espagnole. Ce couple fraternel éclaire l’ensemble de la distribution par ses interventions pince-sans-rire. En Manoëla, Anaïs Constant fait valoir fausse candeur espiègle et la séduction immédiate d’une voix pleine et corsée. Cette fausse ingénue vaut bien une Rosine ! On aurait aimé plus de mordant chez son second époux, Chantal Santon-Jeffery, malgré ses mimiques guerrières, mais sa Malagueña témoigne d’un chant lumineux et agile, tandis que ses romances brillent par leur intériorité. L’autre mari trouve en François Piolino vis comica et présence. Véritable rôle pivot et deus ex machina de l’intrigue, le Frimouskino d’Antoinette Dennefeld pétille comme un cœur, modulant sa voix chaude avec ironie et délicatesse, que ce soit dans un rondo-galop enfourché à un rythme effréné ou dans la réminiscence de baisers à lui non destinés. Son comparse en stratagème Ripardos reste toutefois en retrait, car Tassis Christoyannis joue la carte du maniérisme sans être pleinement crédible dans cette caricature de conspirateur. Parmi la pléthore de personnages ayant un impact plus ou moins négligeable sur l’intrigue, relevons les désopilants Patrick Kabongo et Loïc Félix, Vélasquez avides de parapher ; Raphaël Brémard, notaire aussi sourd qu’un Professeur Tournesol, délivrant avec aplomb et à propos des plaisanteries désormais éculées ; Yoann Dubruque en marquis goguenard, tandis que Matthieu Lécroart juge cette folle escapade avec impavidité. Bien que partiellement noyée par un chœur trop sonore, Diana Axentii campe un autre avatar de l’Opinion Publique avec intensité et assurance.

Enlevée par un Orchestre National de France qui s’amuse visiblement à accompagner cette historiette en alternant raffinement et élan, castagnettes incluses, la partition nous offre plusieurs numéros séduisants, détaillés avec finesse par Markus Poschner. Parfois incompréhensibles, les chœurs de Radio-France ne sont pourtant pas à la fête, la partition leur offrant peu d’occasions de vraiment briller.

Plus qu’une redécouverte majeure, il s’agit d’une bien plaisante curiosité et d’un jalon intéressant dans l’œuvre d’Offenbach, que l’on pourra également entendre le 23 juin à 20h sur France Musique.

Emmanuelle Pesqué

  Ce compte-rendu a été rédigé pour ODB-opera.